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1) GENERALITES

Les populations qui vivent dans les zones rurales sont souvent confrontées à la faim et à l'analphabétisme. L'éducation de base, cependant, peut les aider à sortir de la pauvreté et à améliorer leurs conditions de vie et leurs aptitudes au changement.

Telle était la conclusion de la réunion du Groupe de travail sur l'éducation qui a eu lieu au siège de l'ONU à New York du 12 au 14 juin 2006. Y participaient des représentants de l'UNESCO et d'autres agences des Nations Unies, de la société civile et des bailleurs de fonds.

La réunion était organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avec pour objectif de construire des capacités nationales capables de répondre aux défis de l'éducation des populations rurales.

Plus de 94 millions d'enfants de pays à faibles revenus ne sont pas scolarisés. Un grand nombre d'entre eux rejoindront les rangs des adultes pauvres et analphabètes.

2) OBJECTIFS DE L'EDUCATION POUR TOUS

a) Développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l'éducation de la petite enfance et, notamment, des enfants les plus vulnérables et défavorisés.

b) Faire en sorte que d'ici à 2015, tous les enfants, notamment les filles, les enfants en difficulté et ceux appartenant à des minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à son terme.

c) Répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes et de tous les adultes en assurant un accès équitable à des programmes adéquats ayant pour objet l'acquisition de connaissances ainsi que de compétences nécessaires dans la vie courante.

d) Améliorer de 50 % les niveaux d'alphabétisation des adultes, notamment des femmes, d'ici à 2015, et assurer à tous les adultes un accès équitable aux programmes d'éducation de base et d'éducation permanente.

e) Éliminer les disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et secondaire d'ici à 2005 (objectif non atteint par 94 pays sur 149) et instaurer l'égalité dans ce domaine en 2015 en veillant notamment à assurer aux filles un accès équitable et sans restriction à une éducation de base de qualité avec les mêmes chances de réussite.

f) Améliorer sous tous ses aspects la qualité de l'éducation dans un souci d'excellence de façon à obtenir pour tous des résultats d'apprentissage reconnus et quantifiables — notamment en ce qui concerne la lecture, l'écriture et le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante.

3) EDUCATION ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

La pauvreté est un déni des droits de l'homme et la négation même de l'idée de développement. Son élimination constitue de ce fait le principal objectif au niveau tant national qu'international. Mais la pauvreté, résultat de processus divers et étroitement liés d'origine politique, économique, sociale et culturelle, est un phénomène complexe, pluridimensionnel. Lutter contre la pauvreté est donc une tâche difficile, exigeant une approche globale des problèmes, et des efforts en termes de consultation, de planification et d'action concertés et cohérents menés simultanément au niveau mondial, national et local.

Etant donné qu'investir dans l'éducation est l'un des gestes les plus importants pour assurer le bien-être et la prospérité des populations tout en contribuant au développement économique et social, l'éducation et l'élimination de la pauvreté sont inextricablement liées. Etant donné, en outre, que les femmes constituent la majorité des pauvres et des illettrés, le manque de possibilités adéquates d‘accès à l'éducation pour les filles et les femmes entraîne une nette féminisation de la pauvreté. L'accès de tous à l'éducation de base et l'égalité des chances en matière d'éducation apparaissent donc déterminantes pour réduire les inégalités entre les pays et au sein de chaque société. L'un des principaux défis consiste à créer et multiplier les possibilités d'éducation offertes aux millions de personnes victimes de la pauvreté.

4) EDUCATION ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : L'action de l'UNESCO

L'action de l'UNESCO pour l'éradication de la pauvreté en liaison avec l'EPT intervient dans un cadre à la fois formel et informel. L'éducation non formelle (ENF) a permis à des millions d'enfants, d'adolescents et d'adultes, ignorés ou insuffisamment pris en charge par le secteur formel, d'accéder à l'alphabétisation et d'acquérir les compétences nécessaires dans la vie courante, s'avérant ainsi un moyen non négligeable de satisfaire les besoins en matière d'apprentissage des populations marginalisées.

Qui plus est, le cadre assez large de l'ENF permet d'offrir aux différents groupes d'âge toute une gamme de programmes, avec notamment la possibilité pour ceux qui ont abandonné l'école de réintégrer le secteur formel. Prise séparément ou en tant que composante importante d'une activité plus large, l'ENF entend répondre aux besoins éducatifs, mais aussi économiques, de groupes hétérogènes. C'est la raison pour laquelle la majorité des programmes d'ENF de l'UNESCO associent l'alphabétisation à diverses initiatives en faveur du développement comme l'éducation sanitaire, notamment en matière de reproduction, l'information juridique, la formation à des activités créatrices de revenus, l'initiation à la création d'entreprise et au microcrédit, sans oublier la vulgarisation scientifique et les applications des technologies de l'information et de la communications correspondant aux besoins et aux aspirations des communautés locales.

5) VIH / SIDA ET EDUCATION PREVENTIVE

Face à la progression de l'épidémie dans le monde, avec près de 40 millions d'individus infectés, le rôle de l'alphabétisation et de l'ENF dans les efforts globaux de lutte contre la pandémie de VIH/sida doit être pleinement reconnu et encouragé.

L'alphabétisation et l'éducation non formelle sont les seules à permettre d'atteindre efficacement des populations clés et de contribuer à créer des environnements favorables.

Le VIH/sida touche toutes les sociétés, mais son impact est plus grand sur les populations les plus vulnérables, celles que la situation socioéconomique et les contextes politiques ou culturels empêchent d'accéder à une éducation de qualité, à des informations pertinentes et trop souvent, à la liberté ou la capacité de faire des choix informés – notamment pour tout ce qui touche à la santé – rendant ces populations incapables d'éviter d'être exposées à des comportements dangereux et à l'infection par le VIH.

Les politiques et les programmes d'éducation, de santé et de lutte contre la pauvreté doivent donc s'attaquer aux causes premières de la vulnérabilité et prendre en compte les facteurs mêmes qui favorisent l'expansion de l'épidémie. C'est pourquoi les programmes ne peuvent se contenter de sensibiliser ou d'informer, mais doivent s'articuler autour de modèles de développement durable privilégiant l'acquisition des compétences nécessaires dans la vie courante, le développement des moyens de subsistance, la construction de l'estime de soi et l'autonomisation des individus. Il en résulte que, à moins de considérer le VIH/sida comme un problème du développement appelant une réponse à long terme et à plusieurs facettes, bien des efforts actuels visant à contrer l'épidémie n'auront qu'une portée éphémère.

L'UNESCO encourage donc la création d'environnements alphabétisés et propices pour tous, dans le cadre de la réponse globale à la pandémie de VIH/sida et de l'initiative mondiale qu'elle dirige sur le VIH/sida et l'éducation (EDUSIDA). Dans ce cadre, l'UNESCO apporte son soutien à des programmes spécifiques de renforcement des capacités et à des actions de sensibilisation visant à éclairer et promouvoir les bonnes pratiques en la matière. Elle encourage aussi l'instauration d'un dialogue sur les politiques avec les gouvernements nationaux et la société civile, pour que soient dégagées des stratégies novatrices et des mesures concrètes permettant de réduire les effets et d'enrayer la progression du VIH/sida.

6) L'UTILISATION DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) DANS L'EDUCATION

L'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans et pour l'éducation augmente rapidement dans de nombreux pays, et elle est aujourd'hui perçue dans le monde entier à la fois comme une nécessité et une opportunité.

Le Cadre d'action de Dakar (avril 2000) fait du recours aux nouvelles technologies de l'information et de la communication une des stratégies majeures de la poursuite des objectifs de l'EPT.

L'UNESCO accorde une priorité élevée à l'utilisation des TIC pour un développement plus équitable et pluraliste en éducation, visant à (i) augmenter la base des connaissances sur les enjeux, à la fois dans l'Organisation et sur le plan mondial, (ii) travailler avec les partenaires et les Etats membres pour établir des principes et des conseils pour une bonne utilisation, (iii) donner des conseils sur les politiques à suivre, et, dans les domaines appropriés (iv) s'engager dans une coopération spécifique de développement des politiques et des stratégies visant à intégrer les TIC dans l'éducation ont été élaborées dans différents pays.

Si, dans les pays en développement, le recours au TIC dans l'éducation est relativement récent, il a néanmoins eu un impact sur le système éducatif et a été source d'une expérience riche, de bonnes pratiques et de leçons pour le bénéfice des pays où l'application des TIC et leur intégration dans l'éducation sont bien établies.

PROGRES ACCOMPLI VERS L'EDUCATION POUR TOUS

(Source : UNESCO)

Rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous 2006

Des tendances encourageantes représentent des réussites considérables dans beaucoup de pays à faible revenu.

Les effectifs du primaire sont en forte augmentation en Afrique subsaharienne comme en Asie du Sud et de l'Ouest, avec près de 20 millions de nouveaux élèves dans chaque région.

Au niveau mondial, 47 pays ont réalisé l'EPU (sur 163 pour lesquels les données sont disponibles). Les projections montrent que 20 pays (sur les 90 disposant des données pertinentes) devraient réaliser l'EPU d'ici à 2015 ; 44 pays font des progrès satisfaisants mais n'atteindront probablement pas l'objectif pour 2015. La scolarisation des filles a également progressé rapidement, surtout dans certains des pays aux revenus les plus faibles d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et de l'Ouest. Les questions de genre et la qualité de l'éducation sont de plus en plus prises en considération dans les plans d'éducation nationaux. La part des dépenses publiques d'éducation dans le revenu national a augmenté dans quelque 70 pays (sur 110 pour lesquels les données sont disponibles). L'aide à l'éducation de base a plus que doublé entre 1999 et 2003, et, par suite du sommet du G8, pourrait atteindre 3,3 milliards de dollars EU par an en 2010. L'Initiative de mise en œuvre accélérée est devenue un mécanisme clef de coordination pour les organismes d'aide.

L'EPU (Education Primaire Universelle) n'est pas garanti :

environ 100 millions d'enfants ne sont toujours pas scolarisés dans le primaire, dont 55 % de filles ; 23 pays risquent de ne pas réaliser l'EPU d'ici à 2015 car leurs taux nets de scolarisation diminuent ; des frais de scolarité, obstacle majeur à l'accès à l'éducation, sont encore perçus dans le primaire dans 89 pays (sur les 103 étudiés) ; les taux de fécondité élevés, le VIH/sida et les conflits continuent d'exercer des pressions sur les systèmes éducatifs dans les régions confrontées aux plus grands défis à relever pour réaliser l'EPT.

L'objectif de la parité entre les sexes en 2005 n'a pas été atteint par 94 pays sur les 149 pour lesquels les données sont disponibles :

86 pays risquent de ne par réaliser la parité entre les sexes même en 2015 ; 76 pays sur 180 n'ont pas atteint la parité entre les sexes dans le primaire et les disparités sont presque toujours au détriment des filles ; 115 pays (sur les 172 pour lesquels les données sont disponibles) présentent encore des disparités dans le secondaire, les garçons étant sous-représentés dans près de la moitié d'entre eux, en net contraste avec le primaire.

La qualité est insuffisante :

les effectifs des programmes de protection et d'éducation de la petite enfance sont restés stagnants ; moins des deux tiers des élèves du primaire atteignent la dernière année du cycle dans 41 pays (sur les 133 pour lesquels les données sont disponibles) ; dans de nombreux pays, le nombre d'enseignants du primaire devrait augmenter de 20 % par an pour ramener le rapport élèves/enseignant à 40/1 et réaliser l'EPU pour 2015 ; beaucoup d'enseignants du primaire ne possèdent pas les qualifications adéquates pour exercer leur métier.

L'alphabétisation fait figure de parent pauvre : 771 millions d'individus âgés de 15 ans ou plus sont dépourvus de la littératie de base ; les gouvernements et les organismes d'aide accordent une priorité et des fonds insuffisants aux programmes d'alphabétisation des jeunes et des adultes.

L'aide à l'éducation de base est encore insuffisante : d'un montant de 4,7 milliards de dollars EU en 2003, l'aide bilatérale à l'éducation – dont 60 continuent d'aller à l'enseignement postsecondaire – s'est accrue depuis 1998 mais elle reste bien en deçà de son niveau record de 5,7 milliards de dollars EU de 1990 ; l'aide à l'éducation de base représente moins de 2 % de l'aide publique au développement. Dans cette catégorie, la part de l'alphabétisation des adultes est minuscule ; l'aide à l'éducation de base augmentera probablement avec l'aide globale, mais sa part devrait encore doubler pour atteindre les 7 milliards de dollars EU estimés nécessaires uniquement pour réaliser l'EPU et la parité entre les sexes ; des volumes disproportionnés d'aide vont à des pays à revenu intermédiaire et aux effectifs relativement élevés dans le primaire ; à la mi-2005, l'Initiative de mise en oeuvre accélérée n'avait réussi à mobiliser que 298 millions de dollars EU de nouvelles promesses.

LE RAPPORT EN UN COUP D'ŒIL LA REALISATION DE L'EPT (l'Education Pour Tous) RESTE CONFRONTEE A DES DEFIS MAJEURS.

Progrès accomplis vers l'éducation pour tous

Des progrès réguliers ont été accomplis depuis 1998, surtout en direction de l'enseignement primaire universel (EPU) et de la parité entre les sexes dans les pays les plus pauvres, mais le rythme de ces progrès est insuffisant pour que les objectifs puissent être atteints avant la fin des 10 années qui nous séparent de 2015.

L'alphabétisation est : un droit qui est encore refusé à près d'un cinquième de la population adulte du monde ; un auxiliaire essentiel pour atteindre chacun des objectifs de l'EPT ; un phénomène social et individuel, les deux dimensions méritant attention ; cruciale pour la participation et le développement économique, social et politique, spécialement dans les actuelles sociétés du savoir ; une clef du renforcement des capacités humaines, avec un large éventail de bénéfices, dont la réflexion critique, une meilleure santé et une meilleure planification de la famille, la prévention du VIH/sida, l'éducation des enfants, la réduction de la pauvreté et une citoyenneté active.

Le défi de l'alphabétisation a une dimension absolue et une dimension relative, il concerne particulièrement les pauvres et il est d'une beaucoup plus grande ampleur que ne l'indiquent les mesures conventionnelles : en termes absolus, les individus analphabètes se rencontrent principalement en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l'Ouest ainsi qu'en Asie de l'Est et dans le Pacifique. Les perspectives de réalisation de l'objectif de 2015 dépendent dans une large mesure des progrès accomplis dans les 12 pays où vivent 75 % des individus analphabètes ; en termes relatifs, les régions où les taux d'alphabétisme sont les plus bas sont l'Afrique subsaharienne, l'Asie du Sud et de l'Ouest et les États arabes, ces taux se situant autour de 60 % en dépit de progressions de plus de 10 points de pourcentage depuis 1990 ; l'analphabétisme est associé de manière significative à l'extrême pauvreté ; les femmes sont plus souvent analphabètes que les hommes : à l'échelle mondiale, seules 88 femmes pour 100 hommes sont considérées comme alphabètes et on enregistre des chiffres beaucoup plus bas dans des pays à faible revenu tels le Bangladesh (62 femmes pour 100 hommes) et le Pakistan (57 femmes pour 100 hommes) ;132 des 771 millions d'individus analphabètes sont âgés de 15 à 24 ans, malgré la progression du taux d'alphabétisme de ce groupe, passé de 75 % en 1990 à 85 % ; l'évaluation directe de l'alphabétisme donne à penser que le défi mondial est d'une ampleur bien supérieure à ce que semblent indiquer les chiffres conventionnels, fondés sur des évaluations indirectes, et qu'il concerne tant les pays développés que les pays en développement.

Le défi de l'alphabétisation ne pourra être relevé que si : les dirigeants politiques au plus haut niveau s'engagent à agir ; les pays adoptent des politiques d'alphabétisation explicites tendant à : développer un enseignement de qualité dans le primaire comme dans le premier cycle du secondaire, intensifier les programmes d'alphabétisation des jeunes et des adultes, mettre en place des environnements alphabètes riches.

L'intensification des programmes d'alphabétisation des adultes requiert : la volonté, de la part des gouvernements, d'intégrer la politique et le financement de l'alphabétisation des adultes dans la planification du secteur de l'éducation ; des cadres clairs pour coordonner la mise en oeuvre des programmes d'alphabétisation par le secteur public, le secteur privé et la société civile ; des crédits budgétaires et des allocations d'aide accrus. Les programmes d'alphabétisation ne reçoivent que 1 % du budget de l'éducation dans de nombreux pays. Un montant supplémentaire de 2,5 milliards de dollars EU par an jusqu'à 2015 serait probablement nécessaire pour progresser de manière significative vers l'objectif de Dakar relatif à l'alphabétisation ; le souci de fonder les programmes sur la compréhension des besoins des apprenants, en particulier leurs préférences linguistiques et leurs motivations à suivre les cours, en consultation avec les communautés ; des programmes d'enseignement qui s'appuient sur ces demandes, avec des objectifs d'apprentissage clairement formulés et du matériel d'apprentissage adéquat ; une rémunération appropriée, un statut professionnel et des possibilités de formation pour les alphabétiseurs ; des politiques linguistiques appropriées, vu que la plupart des pays confrontés à des problèmes sévères en matière d'alphabétisation sont linguistiquement divers.

L'utilisation des langues maternelles est justifiée sur le plan pédagogique, mais il faut qu'elle ménage une transition sans heurts vers des possibilités d'apprentissage dans les langues régionales et officielles.

La mise en place d'environnements et de sociétés alphabètes oblige à prêter une grande attention :

- aux politiques linguistiques ;

- aux politiques de l'édition ;

- aux politiques des médias ;

- à l'accès à l'information ;

- aux politiques visant à faire entrer livres et matériel de lecture dans les écoles et les foyers.

L'acquisition, l'amélioration et l'utilisation de la littératie interviennent à tous les niveaux de l'éducation et dans de multiples contextes formels et non formels. La réalisation de chacun des objectifs de l'EPT dépend fortement de politiques qui favorisent des sociétés alphabètes et adoptent des normes élevées pour l'alphabétisme, fondement de tout apprentissage ultérieur.

 

 
 
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